Le Métier de Conseiller Principal d’Education

Le métier en quelques mots

Les conseillers principaux d'éducation contribuent à l’action éducative dans le second degré sans pour autant enseigner. « L'ensemble des responsabilités exercées par les conseillers principaux d'éducation se situe dans le cadre général de la « vie scolaire » qui peut se définir ainsi : placer les adolescents dans les meilleures conditions de vie individuelle et collective et d'épanouissement personnel. (…) Ils organisent la vie collective, hors du temps de classe, en étroite liaison avec la vie pédagogique de l'établissement. Ils assument les contacts avec les élèves sur le plan individuel et collectif. » (Circulaire 82-482 du 28 octobre 1982).

Leurs responsabilités sont définies par cette circulaire comme recouvrant trois domaines :

  • Le fonctionnement de l'établissement : responsabilité du contrôle de la ponctualité et de l’assiduité, permettant le traitement des situations d’absentéisme ; organisation du service des assistants d’éducation, impliqués notamment dans la surveillance et toute autre mesure propre à assurer la sécurité des élèves ;
  • La collaboration avec le personnel enseignant : échanges d'informations avec les professeurs sur le comportement et sur l'activité de l'élève : recherche en commun de l'origine de ses difficultés et des interventions nécessaires pour lui permettre de les surmonter ; suivi de la vie de la classe, collaboration dans la mise en œuvre de projets ;
  • L'animation éducative : contacts directs avec les élèves sur le plan collectif (classes ou groupes) et sur le plan individuel (comportement, travail, problèmes personnels) ; organisation des temps de restauration et de loisirs (d’internat le cas échéant); organisation de la participation des élèves à la vie de l’établissement, et plus particulièrement à travers leur représentants élus (formation des délégués élèves).

Dans ces trois domaines, l'action éducative du conseiller d'éducation et du conseiller principal d'éducation implique le dialogue avec les parents ou toutes personnes qui assument des responsabilités à l'égard de l'adolescent.

Les différentes facettes du métier exigent des compétences de pilotage et de régulation d’un service (service Vie Scolaire dont le CPE est le responsable), des capacités organisationnelles, des aptitudes à la communication et à la médiation, ainsi qu’une disposition à travailler en équipe.

Pour devenir CPE, la formation parfaitement adaptée est le master MEEF mention « encadrement éducatif ». Il est intéressant d’avoir suivi en amont une licence apportant certaines connaissances requises (sciences humaines, sciences de l’éducation) et proposant des Unités d’Enseignement de pré-professionnalisation qui permettent de découvrir le métier.

En savoir plus sur le master MEEF « Encadrement éducatif »

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Le concours CPE a lieu pendant la première année du Master MEEF (épreuves d’admissibilité fin mars et d’admission fin juin/début juillet).

  • Les deux épreuves d’admissibilité (coefficient 2 pour chacune) correspondent à la phase écrite du concours. La première épreuve est une dissertation (quatre heures) mobilisant les savoirs académiques requis autour d’une question éducative générale, en lien avec les enjeux et l’actualité du système éducatif. La deuxième épreuve (cinq heures) articule une note de synthèse à partir d’un dossier thématique et des réponses à donner sur la place du CPE dans la politique éducative à mener sur la problématique proposée par le dossier.
  • Les épreuves d’admission (coefficient 4 pour chacune)sont deux épreuves orales, toutes deux composées d’un premier temps d’exposé du candidat, et d’un deuxième d’entretien avec le jury. La première (préparation ; trente minutes / exposé : dix minutes / entretien : cinquante minutes) suppose de répondre à une question posée par le jury, relative à un dossier transmis en amont par le candidat et portant sur l’analyse d’une situation éducative. La deuxième (préparation ; une heure trente/ exposé : vingt minutes / entretien : quarante minutes) prend appui sur un dossier de cinq pages maximum traitant d’une problématique éducative, pour laquelle il s’agit de construire une réflexion structurée et argumentée.

Ces deux épreuves orales exigent tout à la fois des qualités d’analyse, de réflexion et d’expression, tout autant qu’une bonne connaissance des problématiques de terrain et des enjeux qu’elles recouvrent. Elles supposent de se projeter véritablement dans la fonction CPE, et d’adopter, ce faisant, la posture institutionnelle et éthique attendue. En savoir plus

Le corps des conseillers principaux d'éducation comporte deux classes ("grades") :

  • une classe normale qui comprend onze échelons 
  • une hors-classe qui comprend sept échelons 

Comme pour tout fonctionnaire, la rémunération principale d'un conseiller principal d'éducation augmente périodiquement au fur et à mesure qu'il gravit les échelons à l'intérieur de son grade : à chaque échelon correspond un indice qui détermine le montant de la rémunération principale. Ces changements d'échelon sont plus ou moins rapides en fonction notamment de la note attribuée annuellement. 

Selon qu'il avance au grand choix ou à l'ancienneté, le conseiller principal d'éducation atteint le dernier échelon de la classe normale en 20 à 30 ans.

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Les CPE ont accès aux concours internes pour devenir enseignant, et peuvent également se présenter au concours de recrutement des personnels de direction, auquel ils sont bien préparés de par leur fonction (les résultats montrent qu’ils y réussissent bien). Après cinq ans d’exercice, le CPE peut passer le concours de personnel de direction de deuxième classe pour devenir adjoint au chef d’établissement puis chef d’établissement. Devenir Personnel de direction est la perspective d’évolution professionnelle la plus commune pour un CPE, et peut constituer ensuite une voie d’accès au corps d’inspection « EVS » (établissements et vie scolaire).

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